Pour cette collection, nous avons collaboré avec Julien O. Roux afin de créer un motif unique inspiré de la faune et de la flore marine, à découvrir sur les coussins Cosy Club.
Plongez dans son univers à travers cette interview.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Julien O. Roux. Né et toujours en vie.
J’ai étudié aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier d’Annette Messager. Entre bourses d’études et différents boulots, j’ai vécu en Chine, à Vienne, à Séoul et à New York.
Mes dessins ont été exposés dans plusieurs expositions internationales. Je suis également auteur et illustrateur de livres pour enfants, et je travaille pour la presse et la communication.
Depuis 2008, je suis installé à Tel-Aviv.
Mon travail reste constant autour du dessin sur papier, avec une recherche cyclique pour renouveler mon langage graphique.

Sur quel type de projets travailles-tu habituellement ?
Je travaille souvent sur des scènes de vie : des personnes dans leur travail, leurs activités ou leurs errances.
Ces scènes peuvent montrer une certaine dureté sociale, notamment celle d’une partie de la société israélienne marquée par la précarité ou des parcours d’immigration difficiles.
Il y a une forme de mise à distance du monde, avec l’envie de révéler l’humanité sous-jacente dans un environnement parfois hostile.
Ces dernières années, j’utilise notamment le fusain et la gouache… mais pas uniquement.
Avais-tu déjà travaillé sur un projet en lien avec la faune marine ?
Pas dans le cadre d’une commande.
En revanche, en 2021 et 2022, j’ai développé un travail pictural autour de différentes espèces de poissons.
Depuis le port de Jaffa, où se situe mon atelier, je partais plonger en apnée. Progressivement, sensible à leur beauté, j’ai commencé à les peindre.
Aujourd’hui, je nage toujours très régulièrement, mais avec un équipement minimal, masque et maillot, et je prélève beaucoup moins. J’aime aussi être en mer simplement pour observer.
Quelle est ta relation avec la mer ?
Nager se rapproche pour moi du sentiment de voler.
Le corps est en position horizontale, l’attraction terrestre est contrariée par la portance de l’eau. On a une vision un peu surplombante, comme un oiseau.
On croise des poissons, on ajuste sa profondeur avec l’air dans les poumons, on passe au-dessus ou entre les rochers, qui deviennent comme des montagnes ou des canyons.
C’est une sensation de grande liberté, loin du bruit du monde.
Comment as-tu dessiné les poissons, mollusques et plantes aquatiques de ce motif ?
J’ai essayé d’être le plus exhaustif et varié possible dans la représentation des espèces sous-marines.
Je me suis aussi documenté pour rester précis dans l’observation et le dessin.
Chaque élément a été réalisé à la main, sur papier, avec une peinture acrylique très diluée. J’ai défini une échelle et une technique communes pour créer une cohérence visuelle.
Ensuite, les dessins ont été scannés, sans aucune modification informatique.

Avais-tu déjà dessiné pour créer un tissu ?
Oui, la création de motifs textiles m’intéresse.
Il m’est déjà arrivé de travailler sur des projets destinés à être imprimés sur tissu, sous forme de motifs répétitifs.
Es-tu amateur de sieste ?
Oui, selon les périodes.
Quand je sens la fatigue, je sais que rien de bon ne sortira, donc une courte sieste peut aider.
Mais elle doit rester brève, 15 à 20 minutes maximum. Au-delà, il devient difficile de revenir à la surface.







